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Transport et technologies propres

Le transport est un des secteurs concernés par les technologies propres avec à la clé des investissements énormes et des enjeux colossaux. Du fait de la hausse du prix du pétrole, la mise sur le marché de véhicules très performants au niveau énergétique avec de faibles émissions de CO2 est un défi majeur pour les prochaines années. L’industrie automobile avec ses 65 millions de véhicules  produits par an évolue dans ce sens et a même vu l’apparition de startups spécialisés dans les véhicules propres.

L’industrie des transports motorisés est vaste et comprend aussi bien le transport aérien, le transport Western union point maritime, le transport ferroviaire des marchandises et des personnes ou bien encore les transports en commun. Mais le secteur du transport individuel représente sans doute le plus grand défi pour les technologies propres.

Plus de 800 millions de véhicules sont aujourd’hui en circulation dans le monde. Dans les pays émergents comme la Chine et l’Inde, le nombre d’automobilistes augmente à un rythme très soutenu. Et à ce rythme, les prévisions sont de 1 milliard de véhicules sur les routes en 2020. La demande de pétrole va augmenter de 43% d’ici à 2030 et cette demande proviendra principalement de la Chine, de l’Inde et des autres pays émergents asiatiques. Pour faire face à cette croissance en limitant les émissions de CO2 et en réduisant l’impact de la raréfaction des énergies fossiles, l’industrie automobile devra radicalement changer.

Depuis quelques années, les grands constructeurs automobiles proposent des véhicules qui consomment moins d’essence et qui rejettent de moins en moins de CO2. Les grandes marques ont même utilisé cet argument marketing dans leurs campagnes de publicité. Mais ces promesses d’automobiles propres laissent bien sûr sceptique car c’est toujours de pétrole dont il s’agit.

Le grand défi pour l’industrie automobile est la transition d’une offre basée sur le pétrole vers une offre basée sur les nouvelles sources d’énergie comme l’électricité et les agrocarburants. Les constructeurs dépensent des milliards en R&D pour être en avance par rapport à la concurrence dans cette transition.

Pour des raisons marketing, on parle beaucoup ces derniers temps de  « véhicule propre » ou « véhicule vert » ou « véhicule à zéro émission » . Pourtant cette notion de véhicule propre est toute relative car aucun véhicule à moteur n’est propre dans l’absolu. Dans cette catégorie des véhicules propres, on retrouve donc les véhicules électriques, les véhicules hybrides, les véhicules utilisant l’hydrogène, les véhicules qui roulent aux agrocarburants ou au gaz naturel ou encore les véhicules à air comprimé.

Parmi toutes ces technologies propres, l’électricité représente une alternative au pétrole pour les années à venir aussi bien en terme de coût de l’énergie que de diminution des rejets de CO2. Par ailleurs, les meilleurs moteurs à explosion de série ont un rendement de 35 % pour un moteur à essence et de 45 % pour un moteur diesel. En revanche, les meilleurs moteurs électriques peuvent atteindre des rendements supérieurs à 95%.

En conclusion, le transport est l’une des premières sources de pollution et d’émissions de CO2. Les véhicules automobiles continuent à se vendre massivement notamment dans les pays émergents. Cette prolifération de véhicules entraînent des problèmes comme la pollution, les gaz à effet de serre et la raréfaction des énergies fossiles.  L’adoption des technologies propres par le secteur des transports représente l’un des plus importants défis dans le domaine des clean tech.